Pour la réouverture de la rive droite du Rhône aux trains de voyageurs

Le CUTPSA07 communique :

La voie ferroviaire de la rive droite existe, est en parfait état, puisque c'est une importante ligne de fret. Elle est à double sens, électrifiée. D'ailleurs, des trains de voyageurs y circulent régulièrement quand il y a des travaux sur la rive gauche. Par exemple, en 2013, plus de 100 trains se sont arrêtés en gare de Le Teil en Ardèche ! Ce projet est crucial pour ce département seul de France à être privé de trains de voyageurs depuis 1973 ! - SIGNER LA PÉTITION ICI

Les régions Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur, les départements de l'Ardèche, de la Drôme, du Gard et du Vaucluse, Réseau ferré de France, la SNCF et l'État ont signé le 21 janvier 2008 un protocole de réouverture de la rive droite du Rhône aux trains de voyageurs, de Romans à Nîmes avec desserte d'Avignon, et desservant les gares de Valence TGV, Valence Ville, Livron, dans la Drôme, Le Pouzin, Cruas, Le Teil, Viviers sur Rhône, Bourg St Andéol, en Ardèche, Pont St Esprit, Bagnols sur Cèze, L’Ardoise, Roquemaure – Tavel, dans le Gard, Villeneuve les Avignon, Avignon Centre, dans le Vaucluse, Aramon, Remoulins, Marguerittes, dans le Gard. (en gras gares à rouvrir).

La voie ferroviaire de la rive droite existe, est en parfait état, puisque c'est une importante ligne de fret. Elle est à double sens, électrifiée. D'ailleurs, des trains de voyageurs y circulent régulièrement quand il y a des travaux sur la rive gauche. Par exemple, en 2013, plus de 100 trains se sont arrêtés en gare de Le Teil en Ardèche !

Ce projet est crucial pour ce département seul de France à être privé de trains de voyageurs depuis 1973 !

Cette réouverture était envisagée à horizon 2010 jusqu'à Avignon et à horizon 2013 jusqu'à Nîmes. L'état a alors autorisé par l’intermédiaire du ministre Jean-Louis Borloo une ouverture expérimentale pour 3 ans.
Un comité de pilotage en présence de RFF, des Régions Rhône Alpes, Languedoc Roussillon et Provence Alpes Côte d’Azur et des Conseils Généraux tenu le 05 mai 2014 a décidé d'arrêter toutes les études "en raison du montant total du projet très important et d’un faible retour sur investissement"
C'EST INACCEPTABLE !

Plusieurs études ont déjà étés réalisées par Réseau ferré de France : le coût de réouverture a été estimé à environ 100 millions d'Euros, dont une partie concerne la mise au norme des quais de certaines gares. Ce coût est important, mais d'autres régions moins riches ont ré-ouvert à coût équivalent des lignes beaucoup moins "rentables" : par exemple Oloron-Bedous, Serqueux-Dieppe.
L'état en renonçant à la taxe transport se prive de 800 millions d'Euros pour les transports publics ! Il fait des choix de projets routiers, délaisse l'entretien du réseau, transfert une partie des coût du ferroviaire aux régions, alors que l'urgence est au développement du transport collectif.

Une politique des transports responsable doit prendre en compte :

- La demande sociale de transport collectif qui s’amplifie et les contraintes de circulation en voiture qui s’accentuent : allongement des distances à parcourir, croissance des embouteillages, difficultés de stationnement ; diminution du pouvoir d’achat d’une partie des ménages et hausse du coût d’usage de la voiture. De plus, le prix du pétrole va probablement s'envoler en raison de la raréfaction de la ressource (on essaie de nous imposer les gaz de schistes !)

- L' urgence à diminuer la pollution de l'air - Le dernier rapport du GIEC est alarmiste : il n’est plus temps de tergiverser si on veut limiter à 2°C la hausse de la température moyenne de la surface de la planète d’ici 2100, il faut agir vite et fort. Au-delà de 2°C, la vie sur terre deviendrait problématique.

Nous demandons donc à l'état et aux trois régions concernées la réouverture immédiate de la rive droite du Rhône aux trains de voyageurs

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