Projet de loi sur la transition énergétique : Le nucléaire, c’est maintenant ?

altAgir pour l'Environnement, le 29 juillet 2014

Alors le candidat Hollande s’était engagé à réduire « la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75% à 50% à l’horizon 2025 », le projet de loi sur la transition énergétique que Ségolène Royal présentera en Conseil de Ministres semble privilégier un statu quo inacceptable en actant le principe d’un plafonnement de la part du nucléaire à 63200 MW, soit la capacité nucléaire actuelle installée en France.

Pire, après avoir laissé entendre que le gouvernement se donnerait les moyens légaux de fermer des réacteurs sur un fondement politique, le projet de loi semble s’acheminer vers un statu quo faisant place nette aux désidératas du lobby nucléaire. Seule une décision de l’Autorité ade Sureté Nucléaire pourrait ainsi conduire l’opérateur historique EDF à fermer un réacteur.

La politique énergétique de la France restera l’apanage exclusif d’EDF et de l’ASN qui détermineront la politique de la Nation en matière de capacité de production électrique en lieu et place du gouvernement et des parlementaires.

De fait, la fermeture des deux réacteurs nucléaire de Fessenheim, prévue avant la fin 2016, n’est toujours pas sérieusement mise à l’agenda politique.

Pour Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnent, « Trois ans après la énième catastrophe "impossible" de Fukushima, amnésie et procrastination semblent avoir eu raison du désir de changement et de l’ambition présidentielle. »

Agir pour l’Environnement appelle les parlementaires à faire montre d’ambition en osant vraiment la transition énergétique.

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